
Cet examen a pour objectif la détection de lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus, permettant ainsi de prévenir l’apparition d’un cancer, lié à une infection persistante du papillomavirus (HPV) pendant de nombreuses années.
La colposcopie est un examen gynécologique réalisé en consultation au cabinet, en dehors de la période des règles. Elle permet d’examiner plus en détail le col de l’utérus, le vagin et la vulve à l’aide d’un colposcope (instrument semblable à un microscope). L’application de deux colorants (acide acétique et lugol) permet de mettre en évidence des zones anormales du col. Si des zones suspectes sont identifiées, une biopsie (prélèvement d’un petit échantillon du col, de l’ordre du millimètre) peut être réalisée pour une analyse plus approfondie en laboratoire.
L’examen, qui dure environ 15 minutes, ne nécessite pas d’anesthésie, les biopsies étant généralement indolores. Cependant, certaines patientes peuvent ressentir un inconfort, souvent liée à l’anxiété ou à la mise en place du spéculum.
Pour les femme ménopausées, un traitement préalable par oestrogènes est souvent nécessaire afin d’optimiser les conditions de l’examen.
La biopsie peut provoquer un petit saignement, qui s’arrête habituellement en quelques minutes.
La patiente peut reprendre ses activités quotidienne immédiatement après l’examen.
Il est toutefois recommandé d’éviter les rapports sexuels, les bains et la piscine, ainsi que l’utilisation de tampons hygiéniques pendant trois jours en cas de biopsie.
A l’issue de la colposcopie le médecin réalise un schéma et un compte rendu détaillé de ses observations, permettant d’assurer un suivi de l’évolution des anomalies en cas de contrôles ultérieurs.
Les résultats de la biopsie sont disponibles sous quinze jours, permettant au médecin de fournir une conclusion définitive et de déterminer la conduite à tenir, qu’il s’agisse d’une simple surveillance par frottis, d’une répétition de la colposcopie ou d’un traitement spécifique tel que le laser, la cryothérapie ou la conisation.

Une colposcopie est recommandée dans plusieurs situations cliniques :
La colposcopie est un examen indolore. La mise en place du spéculum peut provoquer une gêne passagère, et l’application des colorants (acide acétique et Lugol) peut entraîner de légers picotements, sans douleur. Si une biopsie est réalisée, la plupart des patientes ne ressentent qu’une légère pression ; l’inconfort ressenti est le plus souvent lié à l’anxiété. Des douleurs de type crampes menstruelles légères peuvent survenir dans les heures suivant le prélèvement.
Non. Si la colposcopie est principalement centrée sur le col de l’utérus, elle permet également d’examiner l’ensemble de la filière génitale basse : le vagin, la vulve et, si nécessaire, le périnée et les abords anaux. En effet, le papillomavirus (HPV) peut être responsable de lésions précancéreuses à différents niveaux de la sphère génitale, et une exploration complète est parfois nécessaire.
En l’absence d’anomalie, les résultats rassurants permettent de reprendre un rythme de surveillance classique par frottis.
En fonction du type et de la sévérité des lésions détectées, plusieurs options thérapeutiques existent :
Oui. La colposcopie est également indiquée pendant et après un traitement des lésions cervicales. Le praticien peut réaliser ou contrôler un geste thérapeutique sous vision colposcopique, garantissant une précision maximale. En phase de surveillance post-traitement, elle permet de vérifier l’absence de lésion résiduelle ou de récidive, et constitue un outil de suivi rigoureux grâce à la possibilité de comparer les clichés numériques d’un examen à l’autre.
En général, aucune préparation spécifique n’est requise. Quelques recommandations pratiques :